La plus petite caisse maladie travaille sans ordinateur

La caisse maladie du Turbenthal n'a pas d'informatique. Au plus grand dam de l'OFSP qui veut lui retirer sa licence.

 

La caisse-maladie du Turbenthal dans le canton de Zurich est la plus petite de Suisse. Mais également une des plus anciennes car elle a été fondée en 1888. Elle est toutefois menacée par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Cette dernière veut lui retirer sa licence car la caisse n'utilise aucun système informatique. Une plainte a été déposée auprès du Tribunal administratif fédéral à Saint-Gall à la fin avril.

David contre Goliath

Cette caisse ne couvre que trois communes et n'a que 400 assurés que Daniel Rüegg, son président-directeur-secrétaire et surtout seul employé, connait tous personnellement. Elle n'offre également que la franchise à 300 francs et peut donc tout gérer sans informatique, ni problème financier. Elle serait même la meilleure marché de Suisse.

L'OFSP exige désormais de Daniel Rüegg, 63 ans, qu'il mette à disposition ses données électroniquement, comme l'exige l'Ordonnance sur l'assurance-maladie (OAMal). Mais dans cette lutte digne de David contre Goliath, la caisse-maladie du Turbenthal a reçu le soutien de Santésuisse, comme l'explique le Blickdans son édition du 24 mai 2017.

«Daniel Rüegg fait peut-être figure d'exotique dans le milieu mais nous l'apprécions beaucoup et aussi longtemps qu'il gère sa caisse-maladie aussi bien, nous le soutiendrons complètement», affrime Daniel Habegger, responsable de la politique chez Santésuisse. «Et si l'OFSP veut forcer tout le monde à suivre ses idées, autant se mettre tout de suite à la caisse unique!»

Menace de fermeture

Le combat de Daniel Rüegg résonne également à Berne, où le conseiller national Gregor Rutz (UDC/ZH) a déposé une interpellation. Le Conseil fédéral devrait prendre position à ce sujet dans quelques jours. Mais Gregor Rutz craint le pire. «Il se peut que l'OFSP ordonne la liquidation de la caisse maladie du Turbenthal.»

Ce dont se défend l'OFSP. «Notre objectif est, conformément à la loi, de défendre les assurés. Un retrait de licence, comme dans ce cas, n'est demandé qu'après des violations répétées des obligations légales.» L'Office fédéral rappelle que les coûts administratifs de la caisse sont nettement plus élevées avec 236 francs par assuré contre 160 francs en moyenne.

 

Pour Daniel Rüegg, cette différence s'explique par les nombreuses obligations de l'OFSP et ce n'est pas un ordinateur qui va les faire baisser. «Les programmes informatiques pour les caisses maladie sont très complexes et doivent toujours être mis à jour.» Il a calculé qu'il lui faudrait 65'000 francs par an pour couvrir ces coûts supplémentaires. De quoi lui faire mettre la clé sous la porte si le TAF devait donner raison à l'OFSP.

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